Chantier permanent
8 novembre 2004 - 20 février 2005
Une
expérience
originale à Genève
Hors du système de fonctionnement habituel, qui isole une équipe
de création pendant le temps de préparation d’un spectacle,
un chantier théâtral permanent d’une durée de 5 mois
s’ouvre au public dès novembre 2004 à Genève. Il
s’agit d’une initiative du Théâtre Ecart soutenue
par la Ville de Genève.
Les objectifs du chantier sont :
- d'inciter les créateurs à chercher et à réfléchir
ensemble
- de rapprocher le public de métiers qu’il ignore en lui permettant
d’assister au processus de création du début jusqu’à la
représentation
- d'envisager le spectacle non comme un produit mais comme un prototype
qui livre une ou plusieurs hypothèses
Dans ce but, quinze créateurs de la scène se mettent en recherche
d’écriture(s) scénique(s). Toutes les séances de
travail sont publiques et trois représentations des différents
prototypes sont jouées toutes les trois semaines.
Le chantier est itinérant. Il occupe à tour de rôle un
théâtre à deux espaces, un théâtre à l’italienne
et un théâtre à l’espace amovible. La musique, l’image,
le texte, la scénographie, la lumière, le son, la technique de
scène, le costume, l’objet, le jeu des acteurs, y sont abordés.
Ce travail public s’effectue sous l’œil d’un groupe
de réflexion et d'invités d’honneur, spécialistes
de la scène qui s'interrogent sur la création contemporaine et
la place du lieu de spectacle dans la Cité. Les écrits du groupe
de réflexion et de ses invités font l’objet d’une
publication.
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« Quand on parle de recherche, il faut entendre recherche de la qualité. Ces
deux mots sont inséparables. Chercherions-nous à refaire ou à faire
moins bien ? La recherche, tout comme la pensée ou l’art, est un
moyen de sortir de la concurrence et de la pression à la baisse du système.
La recherche n’est pas faite pour augmenter la séparation entre
nous et les spectateurs mais, au contraire, pour établir une relation
plus adéquate, en leur offrant une nouvelle paire de lunettes.
Un Chantier “d’art et d’essai” développe
la curiosité en questionnant des zones de créativité qui
ne sont pas de l’ordre de l’ordinaire. Il permet d’expérimenter
les profondeurs, l’épaisseur des choses et la fragilité des
relations, l’instant ou l’infini.
Le “tout est possible“ est l’utopie de départ
du Chantier. Nous sommes dans un processus opposé à la
société "kleenex" et à son système
de production. On se met en état de ne pas savoir. L’aventure
est collective. Tous protagonistes ! Cette approche plurielle tente la
complexité.
Je crois que lorsque le possible est sans soupçon aucun, lorsque
son accès devient familier, la construction logique et rassurante
s’en trouve dépassée. Nos prototypes n’appartiendront à personne.
Les différentes mises en forme des hypothèses du Chantier
correspondent à une mise au monde à plusieurs. »
Serge Martin, directeur du chantier
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En
collaboration avec
- la Haute école d’arts appliqués
- Le Courrier
- les Maisons Mainou
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Avec le soutien
- de la Ville de Genève, Département des affaires
culturelles
- de la Loterie romande
- du Département de l’Instruction publique, service
des affaires culturelles
- des Services Industriels de Genève
- de BASIS
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